La jeunesse devient la nation

La jeunesse devient la nation

  • 29 October 2025
  • Admin
  • Leadership et Engagement Citoyen
La jeunesse devient nation

(Le modèle pour lequel nous plaidons)

1. Le leadership comme service, non comme privilège
Le véritable leadership ne se mesure ni à la popularité ni à la position, mais à la capacité de servir. Nous plaidons pour un modèle de leadership fondé sur l’humilité, la vérité et la responsabilité. À Bukavu, nous voulons former des leaders qui écoutent avant de parler, qui agissent avant de promettre, et qui construisent avant de critiquer. Être leader, ce n’est pas être au-dessus, mais au-devant des autres pour ouvrir la voie.

2. L’engagement citoyen comme devoir sacré
Le citoyen n’est pas un spectateur de la République, il en est le co-créateur. Nous appelons chaque jeune du Sud-Kivu à s’engager : dans son école, dans son quartier, dans sa commune. Planter un arbre, dénoncer une injustice, protéger une fille contre les violences, défendre un camarade, balayer la rue, ce sont là des actes politiques au sens noble du terme. Nous plaidons pour une citoyenneté active, consciente et joyeuse.

3. La crise du leadership africain : une école à reconstruire
Nous reconnaissons une vérité dure : notre continent souffre moins de pauvreté que de crise de leadership. Trop de dirigeants cherchent à être suivis plutôt qu’à éveiller. Nous devons recréer une école du leadership africain, inspirée de nos valeurs ancestrales — la palabre, le conseil, le respect du serment, la recherche du consensus. Le leader ne s’impose pas : il émerge de la confiance collective.

4. L’exemplarité comme premier langage
Un peuple suit moins ce qu’on lui dit que ce qu’il voit. Nous plaidons pour un leadership d’exemple. Dans nos structures de jeunesse, dans nos écoles, dans nos associations, nous devons incarner la rigueur, la discipline et la solidarité que nous réclamons. À Kadutu, Ibanda, Bagira, nous voulons des jeunes leaders qui montrent par leurs actes que le changement n’attend pas le pouvoir : il commence par le caractère.

5. Le courage moral : pilier du nouveau citoyen
L’époque actuelle récompense la peur et la compromission. Nous voulons réhabiliter le courage moral — celui de dire non à la corruption, non à l’humiliation, non à la haine. Nous plaidons pour une jeunesse qui ne se vend pas, qui ne trahit pas sa parole, qui ne se cache pas derrière les circonstances. Le courage n’est pas absence de peur : c’est la décision d’agir malgré elle.

6. Le collectif avant l’ego
Nous voulons casser le mythe du héros solitaire. Un leader n’existe que par et pour sa communauté. Nous plaidons pour un leadership collectif et intergénérationnel, où chaque jeune apprend à coopérer, à déléguer, à reconnaître les talents des autres. Car le Sud-Kivu ne se relèvera pas par un individu providentiel, mais par une génération solidaire.

7. La formation civique et éthique comme colonne vertébrale
Nous plaidons pour l’intégration d’un programme permanent d’éducation civique et de leadership éthique dans les écoles et universités. Que chaque élève apprenne non seulement la Constitution, mais aussi les valeurs de loyauté, d’honneur, de bien commun. Nous voulons que les institutions éducatives deviennent des pépinières de serviteurs publics, et non des fabriques d’opportunistes.

8. Le leadership féminin et inclusif
Aucune société ne peut se prétendre équilibrée si la moitié de ses forces est marginalisée. Nous plaidons pour un leadership où les jeunes femmes ont leur place entière : à la tête des associations, des startups, des écoles et même des villages. À Panzi, à Nyakaliba, à Kavumu, des femmes prouvent déjà que la force tranquille peut transformer une communauté. Le Sud-Kivu de demain sera équilibré ou ne sera pas.

9. Le leadership communautaire comme modèle africain
Avant les États modernes, nos peuples vivaient selon un principe simple : « Je suis parce que nous sommes ». Nous devons restaurer ce leadership communautaire où la décision se prend dans la palabre, où le chef rend compte, où la justice se cherche ensemble. Nous voulons que nos structures de jeunesse soient des écoles de gouvernance locale, ancrées dans cette sagesse ancienne adaptée au monde moderne.

10. La résistance comme devoir générationnel
Chaque génération a une mission. La nôtre est celle de résister à la banalité, à la corruption, à la manipulation. Résister ne signifie pas détruire, mais redresser. Nous plaidons pour une jeunesse résistante, consciente de son rôle historique, refusant d’être instrumentalisée dans des conflits politiques. La paix véritable n’est pas soumission, mais lucidité courageuse.

11. Le leadership spirituel et culturel
Nous croyons qu’un leader sans ancrage spirituel devient vite un tyran. Nous plaidons pour une formation intérieure : la maîtrise de soi, la méditation, le respect du sacré, la sagesse du silence. Le leader doit être d’abord un homme en paix avec lui-même avant de prétendre gouverner les autres. C’est ainsi qu’on construit une autorité légitime, non imposée.

12. Le modèle pour lequel nous plaidons
Notre modèle de leadership repose sur une triade : l’éducation qui éclaire, l’économie qui libère et la culture qui unit. Nous voulons un Sud-Kivu gouverné par des femmes et des hommes formés, enracinés et responsables. Un leadership qui élève, pas qui écrase ; qui construit, pas qui divise. Nous plaidons pour une jeunesse consciente que diriger, c’est d’abord aimer et servir. Voilà le modèle de leadership que nous proposons au Sud-Kivu et à toute l’Afrique : une autorité nourrie d’humanité.